Dchèquématte – Cie Rêve Général

DU 15 AU 20 AVRIL 2019 à l'espace culturel d'Haudainville - dans le cadre du dispositif MOSAIQUE

Avec

Mise en scène : Marie Normand
Auteure/adaptation : Marilyn Mattei
Mise en mouvement : Claire Richard
Costumes et scénographie : Sarah Dupont
Lumières : Stéphane Deschamps
Direction technique et construction : Jean-Luc Malavasi
Régie en tournée : Nicolas Pouilles
Comédiens : Sarah Glond, Richard Pinto, Apolline Roy, Gaetan Vettier

L’histoire

Ciprian, 10 ans, est le fils d’un montreur d’ours. De villes en villes, chassés de partout, les membres de cette famille nomade se battent pour survivre, jusqu’à ce qu’un jour, pris en tenailles entre un groupe de villageois violents et des passeurs véreux, ils quittent leur pays et soient débarqués dans un bidonville de la banlieue parisienne.
Là commence une autre forme de violence pour la famille de Ciprian, qui doit composer avec l’illégalité de leur situation mais aussi avec la dette impossible à rembourser contractée avec les dangereux passeurs. Et puis un jour, en volant aux touristes leurs portefeuilles, il découvre au Jardin du Luxembourg l’allée des joueurs d’échecs, qui devient pour lui la porte d’entrée vers un avenir qui transformera son quotidien…

Le propos

Il s’agit d’intéresser les enfants et leurs familles à la réalité d’un parcours migratoire  d’aujourd’hui, raconté par un enfant, mais en passant davantage par l’imaginaire et le  merveilleux que par l’aspect documentaire.
Ce premier opus de notre triptyque traitera particulièrement des questions liées à l’intégration, à l’acculturation et à la transmission d’une culture. Ceci à travers les interrogations de Ciprian, tenaillé entre sa volonté d’intégration et son désir de loyauté envers sa famille et ses origines.
Ciprian s’interroge beaucoup, avec ses mots d’enfants, sur ses deux identités, sur son mode de vie d’origine, sur celui que l’exil lui a fait adopter, et sur le moyen de les concilier en lui. Il s’agit donc aussi de faire réfléchir aux questions d’intégration ou d’acculturation et à déclencher des débats et des idées chez les jeunes spectateurs (sans minimiser la difficulté à faire cohabiter des cultures différentes). La situation de Ciprian est exemplaire, passant d’un mode de vie nomade et apparemment libre à une sédentarisation forcée, sous la menace de la dette et des passeurs, passant de la culture orale à l’apprentissage de l’écrit, de la nature à la ville.
Cette adaptation extrême exigée de Ciprian et de sa famille en exil permet aux jeunes spectateurs de toucher la réalité des parcours migratoires d’un enfant de leur âge. Nous travaillons donc, à la fois dans le jeu comme dans l’adaptation ou dans la scénographie, sur un dispositif immersif qui plonge le public dans la vie de Ciprian au lieu d’en être seulement spectateur.
Malgré les événements tragiques que traversent Ciprian et sa soeur (déracinement, perte de son frère, folie de sa mère, incendie du bidonville, emprisonnement de son père), il s’agit d’un roman profondément optimiste sur la chance que peut représenter l’intégration de personnes différentes dans une société comme la nôtre. Il est absolument essentiel que l’espoir et l’envie d’agir pour faire évoluer positivement des situations comme celles de Ciprian soit ce qui ressorte du spectacle.

Rêve général ! Projet URSARI Dossier de présentation