Red Shoes – Cie Ô cirque

DU 15 AVRIL AU 19 MAI à Rupt devant Saint Mihiel

Du 15 avril au 19 mai 2019, Transversales, scène conventionnée cirque de Verdun, organise grâce au soutien du Conseil Départemental de la Meuse, l’aide de la région Grand Est, de la Communauté de Communes de l’Aire à l’Argonne et du réseau Grand Ciel, une résidence de création de la compagnie de cirque équestre « Ô Cirque ! » à la ferme équestre de Rupt-devant-Saint-Mihiel, en partenariat avec celle-ci. Cette résidence est l’occasion pour Transversales et ses partenaires de proposer aux habitants des territoires une rencontre inédite mêlant la création artistique et le monde du cheval.

Déroulement de la résidence

 

La résidence artistique de création aboutira à la création du spectacle Red Shoes et à une série de quatre représentations. Durant quatre semaines (du 20 avril au 15 mai), dix artistes (3 artistes équestres (voltige jockey et travail en liberté), 1 circassien (contorsionniste), 2 musiciens, 1 danseuse, 1 comédien, 1 metteur en piste et 1 metteuse en scène), six chevaux (plus un âne) et des techniciens vont travailler sous un grand chapiteau installé à la ferme équestre de Rupt-devant-Saint-Mihiel.
Au cours de cette résidence, la compagnie « Ô Cirque ! » propose six temps de rencontre sous son chapiteau pour partager sa démarche avec les publics scolaires et les sensibiliser à sa création qui aboutira à quatre représentations.

La compagnie « Ô Cirque ! »

Sous la direction artistique de Gilles Audejean et Florence Rougier, Saudade est un collectif d’artistes de tous horizons rassemblés autour des arts équestres du cirque et de sa transmission : danse, acrobatie, voltige et dressage, théâtre. « Ô Cirque ! » propose des créations alliant un savoir-faire issu de la grande tradition du cirque équestre et une recherche esthétique contemporaine dans des spectacles adaptés au public familial et au jeune public : Saudade (1999), Chez Zumbi (2001), O Sol Tambem (2005), Le vent était de la triche (2006), Nuits Blanches (2012), Charivari Equestre (2015), Autour de l’Adittië (2017).
Dans sa prochaine création, Red Shoes (avril-mai 2019 à Rupt-devant-Saint-Mihiel), la compagnie va rechercher une fusion entre différentes disciplines artistiques : cirque (acrobatie, dressage, voltige), danse, musique, conte...

L’équipe de création

Gilles AUDEJEAN (dresseur, metteur en piste, directeur artistique)
Artiste de cirque spécialisé dans le dressage des chevaux en liberté et la voltige équestre. Issu de l’école du cirque Annie Fratellini avec laquelle il a travaillé pendant de très nombreuses années, Gilles Audejean a été formé à l’acrobatie à cheval et au sol par Albert Carré et Chotachen Courtault. Il a ensuite connu le maître écuyer Nuno Oliveira, qui l’a initié aux arts équestres. La transmission et l’apprentissage de l’art de l’acrobatie et de la voltige à cheval est une dominante constante du travail de Gilles. En 1995, il créé « Le Moulin de Pierre » avec Valérie Fratellini. Puis après avoir passé plusieurs années au Brésil où il monte des projets d’écoles de cirque auprès d’enfants et d’adolescents issus des populations pauvres, il réinvestit le « Moulin de Pierre ». Quand l’Ecole des Arts équestres du Cirque voit le jour, il en devient le directeur pédagogique tout en poursuivant sa recherche artistique au sein de la compagnie.
Son travail de cirque qui aborde principalement la voltige de cirque et le dressage est d’un très grand niveau ; ceci lui permet d’évoluer ses chevaux dans des sortes de danses donnant l’impression d’une très grande liberté, d’une réelle poésie, tout en étant très spectaculaire et très technique. Il travaille avec six chevaux de formats divers (du très impressionnant et très lourd au très fluide et léger), 2 jeunes voltigeurs qu’il a formés, un artiste en travail en liberté et un contorsionniste ; tous seront dans le spectacle.
Interview de Gilles Audejean http://cirque-cnac.bnf.fr/fr/gilles-audejean-dressage

Florence ROUGIER (danseuse, voltigeuse, directrice artistique)
Danseuse et artiste voltigeuse, elle a d’abord étudié la danse au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, puis elle a dansé pour le cinéma. Elle intègre ensuite plusieurs compagnies et participe à des tournées internationales en Slovénie, en Belgique, en France, en Espagne. En 2000, elle rejoint la compagnie « Ô Cirque ! ».

Karelle PRUGNAUD (metteuse en scène)
Comédienne, performeuse, elle débute en tant qu’acrobate dans des spectacles de rue puis se forme au théâtre avec notamment Dominique Lardenois, Oleg Kroudrachov, Elisabeth Maccoco, Alexandre Del Perrugia, Laurent Fechuret, puis réalise sa première mise en scène aux Subsistances (Lyon) avec Un siècle d’Amour (D’après Bilal). Depuis 2005, associée à Eugène Durif au sein de la Cie l’envers du décor elle développe un travail pluridisciplinaire entre théâtre, performance, parfois cirque : Bloody Girl au Quartz (Brest), Cette fois sans moi au Théâtre du RondPoint (Paris), La Nuit des feux au Théâtre National de la Colline, Hentaï Circus (Cirque Electrique Paris) ...
Elle intervient également en tant que metteuse en scène auprès des élèves du Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne, de Regards et Mouvements (Pontempeyrat), de l’ENSATT (Lyon), de l’école du Théâtre National de Bretagne, du studio Pygmalion (Paris)...

Tarik NOUI (écriture)
Il a publié six romans, il écrit pour le cinéma et pour le théâtre. En parallèle, il a écrit plus d’une quinzaine de fictions de différents formats pour France Culture dont La cérémonie des aveux en 2006 et Rouge Baccarat en 2016. Lauréat Bourse CNL, lauréat bourse Stendahl (Russie), Lauréat bourse Culture France (New York).

Christophe SIGOGNAULT (comédien, clown, compagnon de route)
Auteur, metteur en scène et également clown sur la piste de « Ô Cirque ! ». Il poursuit parallèlement sa carrière de comédien et de dramaturge au théâtre, notamment en théâtre jeune public et théâtre de marionnettes. Il est co-fondateur, avec Gilles Audejean, de la compagnie « Ô Cirque ! ». Tantôt en piste, tantôt hors-piste, il suit tous les projets.

Les chevaux

 

Akou (pur-sang espagnol), Bowie (hispano-arabe), Corto (percheron), Zappa (mélange des prés), Tagada (poney shetland) et Bim (âne).

Le spectacle « Red shoes »

Red Shoes s’inspire d’un conte peu connu d’Andersen, les souliers rouges. La manière de raconter un conte évolue à travers les siècles et nous renseigne sur les principes éducatifs du moment. Récit initiatique, confrontation à nos peurs, apprentissage du monde par l’expérience, ce sont toutes ces thématiques chères à Andersen que l’on y retrouve. Adapté par Tarik Noui, ce conte, tragique et oublié des mémoires, reprendra vie par une mise en piste circassienne, poétique et ludique.
Le spectacle mélangera la tragédie et la comédie dans une forte esthétique de rêve afin de libérer par le rire et le grotesque l’extrême tension que le conte recèle quelques fois.
Les chevaux seront comédiens à part entière dans Red Shoes. Tantôt présences fortes autour de laquelle le récit va se déployer, tantôt protagonistes actifs.
Ils seront l’élément merveilleux central, le pilier de ce rêve qu’est Red Shoes.

L’histoire :
« Une jeune orpheline était si pauvre qu'elle se trouva obligée de fabriquer ses propres chaussures. Elle parvint à en confectionner une paire de ses propres mains à partir de plusieurs morceaux de tissus rouges. Ces souliers pourtant modestes la remplissaient de joie si bien qu'elle en oublia sa condition misérable. Jusqu'au jour où une vieille femme très riche décida de l'adopter. Ses vêtements ainsi que ses chaussures furent jetés au feu. L'enfant en éprouva une vive douleur mais elle se résigna et devint l'enfant sage et docile qu'on attendait d'elle. Un jour, la vieille femme lui acheta une nouvelle paire de chaussures pour se rendre à l'église. L'enfant choisit une magnifique paire de souliers neufs d'un rouge flamboyant qui lui rappelait ses anciens souliers regrettés. La vieille femme quasiment aveugle ne s'aperçut de rien et elles se rendirent à la messe. Tout le monde garda les yeux rivés sur les fascinants souliers écarlates de la petite fille. La vieille femme s'en aperçut et lui interdit dorénavant de les porter. Mais l'enfant désobéit et les souliers rouges, ensorcelés par un personnage étrange sur le parvis de l'église, l'obligèrent à danser, danser, et danser encore jusqu'à sa perte, jusqu'à ce qu'elle se trouvât obligée de se couper les pieds… »