Archives

REPORT de Labess

Cette aventure musicale, menée par Nedjim Bouizzoul, a traversé les frontières et a pris racines en France en 2014, après 10 ans passés à Montréal. Le groupe est aujourd’hui basé entre Paris, Rennes et La Rochelle. Dans son parcours musical, Nedjim Bouizzoul, en partant de l’Afrique du Nord et en remontant jusqu’en Inde, a clairement emprunté le chemin, en sens inverse, des gens du voyage : il s’inspire de Césaria Evora, de Bob Marley, en passant par Anoushka Shankar ou encore Paco De Lucia, pour apporter une musique colorée de voyages. Une fusion entre rumba gitane, flamenco et musiques traditionnelles d’Afrique du nord telles que le gnawa et le chaâbi. Qu’il chante en arabe, sa langue maternelle, en français ou en espagnol, Nedjim Bouizzoul raconte des histoires qui oscillent entre réalisme et espoir, douceur et fureur. Il chante l’exil en retraçant les joies et les détresses qui parsèment le parcours de la terre d’origine à la terre d’accueil, et vice-versa. À travers sa poésie, il propose une réflexion sur la diversité culturelle et sur la nécessité de vivre unis, malgré les différences.

 

presse : « Sans artifices, la musique de Labess fusionne, mélange et bouscule les codes des musiques traditionnelles. Elle vous entraîne dans une heureuse déambulation entre l’Afrique du Nord, l’Andalousie et l’Inde, escales inévitables et ports d’attaches centraux d’un groupe qui rend ainsi hommage à l’itinéraire historique des gens du voyage. » Onorient

REPORT d’Un soir chez Boris

« Boris, il est artiste de cirque. Trappeur des banlieues, amoureux des ours et des chansons d'amour des années 80, il est seul dans sa yourte et plein dans sa tête. Son enjeu : ses jeux. Devant cent personnes, il tisse ses digressions, ses visions. Son accordéon, c'est son piment. Ça l'occupe de plus en plus ces derniers temps. Ça l'excite, le multiplie. En revanche, son looper le pose, le rafraîchit. Il s'invente de l'air. Le vent se lève dans sa tête et le tient en équilibre. Cow boy actuel, funambule de proximité, sa barbe, je me demande bien ce qu'il en est... Mon ami Boris, c'est l'autre, dans ma tête, peut-être bien celui de la soirée disco, qui toque à la porte du chapiteau mais que je tiens pas tellement à laisser entrer de suite car on est déjà beaucoup trop. » Pierre Déaux

« On essaie toujours de faire le spectacle du siècle. Pierre m'avait bien dit en début de création il y a 2 ans et demi : "ton problème, c'est que tu essaies de faire le spectacle du siècle". Du coup, j'ai essayé de le faire mentir et de prendre ça à la légère. Mais je n'ai pas réussi. J'ai cherché à faire le spectacle du siècle. Du moins mon spectacle du siècle. Y suis-je arrivé ? Peut-être... » Olivier Debelhoir

 

presse : « En fait, il est complétement barré, Boris, et très attachant. Il est seul dans sa yourte et plein dans sa tête. De digressions en visions, il nous embarque dans son monde peuplé d’anti-héros. Quand le vent se lève entre ses neurones, il tient malgré tout l’équilibre. C’est très vite l’escalade avec lui, il va tout schuss, mais jamais droit dans le mur. Funambule de proximité, il vole haut. Chapeau bas ! » Léa Martinelli / Les trois coups

REPORT d’Un soir chez Boris

« Boris, il est artiste de cirque. Trappeur des banlieues, amoureux des ours et des chansons d'amour des années 80, il est seul dans sa yourte et plein dans sa tête. Son enjeu : ses jeux. Devant cent personnes, il tisse ses digressions, ses visions. Son accordéon, c'est son piment. Ça l'occupe de plus en plus ces derniers temps. Ça l'excite, le multiplie. En revanche, son looper le pose, le rafraîchit. Il s'invente de l'air. Le vent se lève dans sa tête et le tient en équilibre. Cow boy actuel, funambule de proximité, sa barbe, je me demande bien ce qu'il en est... Mon ami Boris, c'est l'autre, dans ma tête, peut-être bien celui de la soirée disco, qui toque à la porte du chapiteau mais que je tiens pas tellement à laisser entrer de suite car on est déjà beaucoup trop. » Pierre Déaux

« On essaie toujours de faire le spectacle du siècle. Pierre m'avait bien dit en début de création il y a 2 ans et demi : "ton problème, c'est que tu essaies de faire le spectacle du siècle". Du coup, j'ai essayé de le faire mentir et de prendre ça à la légère. Mais je n'ai pas réussi. J'ai cherché à faire le spectacle du siècle. Du moins mon spectacle du siècle. Y suis-je arrivé ? Peut-être... » Olivier Debelhoir

 

presse : « En fait, il est complétement barré, Boris, et très attachant. Il est seul dans sa yourte et plein dans sa tête. De digressions en visions, il nous embarque dans son monde peuplé d’anti-héros. Quand le vent se lève entre ses neurones, il tient malgré tout l’équilibre. C’est très vite l’escalade avec lui, il va tout schuss, mais jamais droit dans le mur. Funambule de proximité, il vole haut. Chapeau bas ! » Léa Martinelli / Les trois coups

REPORT d’Un soir chez Boris

« Boris, il est artiste de cirque. Trappeur des banlieues, amoureux des ours et des chansons d'amour des années 80, il est seul dans sa yourte et plein dans sa tête. Son enjeu : ses jeux. Devant cent personnes, il tisse ses digressions, ses visions. Son accordéon, c'est son piment. Ça l'occupe de plus en plus ces derniers temps. Ça l'excite, le multiplie. En revanche, son looper le pose, le rafraîchit. Il s'invente de l'air. Le vent se lève dans sa tête et le tient en équilibre. Cow boy actuel, funambule de proximité, sa barbe, je me demande bien ce qu'il en est... Mon ami Boris, c'est l'autre, dans ma tête, peut-être bien celui de la soirée disco, qui toque à la porte du chapiteau mais que je tiens pas tellement à laisser entrer de suite car on est déjà beaucoup trop. » Pierre Déaux

« On essaie toujours de faire le spectacle du siècle. Pierre m'avait bien dit en début de création il y a 2 ans et demi : "ton problème, c'est que tu essaies de faire le spectacle du siècle". Du coup, j'ai essayé de le faire mentir et de prendre ça à la légère. Mais je n'ai pas réussi. J'ai cherché à faire le spectacle du siècle. Du moins mon spectacle du siècle. Y suis-je arrivé ? Peut-être... » Olivier Debelhoir

 

presse : « En fait, il est complétement barré, Boris, et très attachant. Il est seul dans sa yourte et plein dans sa tête. De digressions en visions, il nous embarque dans son monde peuplé d’anti-héros. Quand le vent se lève entre ses neurones, il tient malgré tout l’équilibre. C’est très vite l’escalade avec lui, il va tout schuss, mais jamais droit dans le mur. Funambule de proximité, il vole haut. Chapeau bas ! » Léa Martinelli / Les trois coups

REPORT Orchestre de Picardie – Un compositeur dirige

Wolfgang Amadeus Mozart              Le Nozze di Figaro - ouverture

Bruno Mantovani                                  Danse libre - pour harpe et orchestre de chambre

Claude Debussy                                     Danses sacrée et profane

Wolfgang Amadeus Mozart              Symphonie n°29 K.201

avec le soutien de Musique Nouvelle en Liberté

 Une « troisième danse » ajoutée au célèbre diptyque pour harpe et cordes, Danse sacrée et Danse profane, que Debussy écrivit en 1904 ?  C’est en tous cas une jolie idée d’apparier l’œuvre de Debussy avec la Danse libre pour harpe et orchestre de chambre de Bruno Mantovani (2017), également invité à diriger l’Orchestre de Picardie.

Saluons donc l’écriture « combative » de ce dernier, éloignée des images éthérées qui collent trop souvent à l’instrument. Et admirons de nouveau, sous les doigts experts de Marcel Cara, la noblesse à l’antique de la Danse sacrée, l’élégance un peu indolente de la Danse profane, l’ensemble apparaissant comme un hommage subliminal aux Gymnopédies de Satie, que Debussy adorait…

Autre compositeur choisi par Bruno Mantovani : Mozart.

Si la fulgurante Ouverture des Noces de Figaro représente toujours un formidable « lever de rideau », on appréciera autant celle de Cosi fan Tutte, moins souvent donnée au concert mais tout aussi jubilatoire.

Quant à la Symphonie n°29 en la majeur (1774), on tient sans doute là un des chefs-d’œuvre des années de jeunesse salzbourgeoises. Son thème initial, d’une inoubliable autorité, est peut-être la première manifestation de ce sentiment de gravité farouche qui signera tant d’œuvres de la maturité du maître. De semblables lignes de force, nerveuses, impatientes, investissent l’Andante et le Menuet. Le Finale semblera y ajouter une touche de joyeuse férocité : le rythme implacable, les grands intervalles, les gammes en fusées, y font penser à de larges soufflets, méthodiquement appliqués sur quelques joues seigneuriales de la Cour de Salzbourg…

Le concert sera complété par la création d’une pièce brève de Brendan Champeaux, étudiant en composition au CNSMD de Paris, mais aussi improvisateur, arrangeur…

REPORT d’Hedda

« Et puis, il y a eu cette loi votée en Russie en janvier 2017 pour la dépénalisation des violences domestiques. J’ai été bouleversée par la découverte de cette mesure et par les arguments soutenus au sein du débat public relayé par les médias. Cette loi, plébiscitée par le pouvoir et l’Eglise orthodoxe au nom d’une certaine idée de la famille et du respect de la figure d’autorité patriarcale, a été promulguée mardi 7 février 2017 par le président Poutine. Selon le ministère russe de l’Intérieur, « chaque jour, 36 000 femmes russes sont victimes de violences conjugales. 12 000 femmes décèdent, chaque année, sous les coups de leur conjoint ; soit une femme, toutes les quarante minutes ». Je n’arrivais / n’arrive toujours pas à comprendre qu’il soit possible de justifier un coup porté. Aucune représentation de la notion de famille ne peut légitimer la violence physique ou psychologique. J’ai ressenti une urgence personnelle à parler de ce sujet. Je souhaitais aborder la question du mutisme et de la solitude des femmes qui vivent dans la terreur de leur compagnon et qui ne savent pas comment ni à qui en parler. C’est pourquoi j’ai proposé à Sigrid de travailler avec moi à l’écriture d’une fiction sur la violence dans le cadre secret du couple. » Lena Paugam

 

presse : « Dans le tourbillon d’Avignon, il est parfois de ces petits miracles de beauté, d’intelligence et d’exigence artistique qui réussissent à transcender un sujet difficile et douloureux en une oeuvre véritable. Ces petits miracles nous montrent que le chemin vers l’excellence est possible et qu’il est synonyme d’émerveillement et d’émotion intense. » Julia Bianchi / Le coryphée

REPORT du Quatuor Béla & Noémi Boutin

Jeune prodige, Noémi Boutin rentre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris à l’âge de 14 ans. Lauréate de nombreux concours en France et à l’étranger (« Révélation classique » de l’ADAMI, lauréate de la Fondation Natexis...), elle se produit en soliste auprès de diverses formations (Orchestre de la Radio de Munich, l’Orchestre des Pays de Savoie, l’Orchestre de Chambre de Toulouse, l’Orchestre de Chambre d’Auvergne...). Elle est l’invitée des plus grandes scènes et festivals (Philharmonie de Paris, Musée d’Orsay, Salle Cortot, la Roque d’Anthéron, L’Orangerie de Sceaux, Flâneries Musicales de Reims, Festival Berlioz, Festival Radio France Montpellier...) ainsi qu’au Japon, en Chine, Espagne, Italie, Norvège… Noémi Boutin est également chambriste, avec le Trio Cérès (Prix ARD de Münich - 2007). Elle poursuit aujourd’hui ce travail aux côtés du Quatuor Béla dont elle est l’invitée régulière. Enfin, passionnée d’aventures artistiques inédites et inattendues, Noémi Boutin partage la scène avec les plus grands circassiens, comédiens ou encore musiciens de jazz, tels que Mathurin Bolze, Jörg Müller, Sylvaine Hélary, Marc Ducret, Pierre Meunier…

Quatuor Bela : depuis 13 ans, « les enfants terribles du quatuor français » écrivent un parcours singulier, entre tradition et modernité. Attachés au répertoire ancien du quatuor à cordes, qu’ils défendent au sein des programmations classiques d’excellence en France et à l’étranger (Philharmonie de Paris, Théâtre Mariinsky, BeethovenFest…), les musiciens du quatuor Béla ont à coeur d’inscrire la tradition du quatuor à cordes dans la vie musicale contemporaine. Leur travail de créations en lien avec des compositeurs de différentes générations a été couronné en 2015 par le Prix de la Presse Musicale Internationale. Le jeu du quatuor Béla se met volontiers, ces dernières années, au service des compositeurs d’Europe centrale du début du 20ème siècle comme Janacek, Bartok, Szymanovsky, Webern…

 

presse : « On est évidemment happé par le flot mélodique du quintette de Schubert, emballé dès la première écoute par l’interprétation, dans une prise de son réverbérée mais très précise. Les équilibres sont parfaits, les sonorités très belles et claires, la musique avance sans un tunnel ou une baisse de tension. Cette version est un plaisir de tous les instants. » Thierry Vagne / Musique classique & Co

REPORT du Gonze de Lopiphile

« La scénographie est à l’origine de la démarche théâtrale de la compagnie Placement Libre. Par la confrontation directe avec les matériaux, le hasard et les prises de risques, la scène devient pour nous le lieu d’une exploration aventureuse. On assiste à la production d’un théâtre en train de se faire. Les corps en jeu deviennent à la fois manipulateurs des espaces et cascadeurs sur des structures en mouvement dans un théâtre performatif et dynamique. Par une « mise en crise permanente » des dispositifs techniques, se construisent, devant le spectateur, des spectacles autant absurdes que rocambolesques. Trois artistes de la scène sont conviés sur ce projet. Ils viennent chacun de disciplines différentes. Confrontés ici à une scénographie « en ruine », à la manière de Poliphile dans Le Songe, tel des idiots, ils s’inventent archéologues de savoirs qu’ils ignorent, s’engagent, pour cette exploration, dans un état de curiosité pure et naïve face à la complexité du monde. Cette attitude proche de l’enfance, les rapprochera des héros dérisoires et modernes de Flaubert : Bouvard et Pécuchet. » David Séchaud

 

REPORT de Gribouillis

Représentations :

  • 7 et 8 janvier à l'école de La clé des Champs à Charny sur Meuse
  • 11 et 12 janvier à l'école Bernard Courteaux à Dun sur Meuse

 

« Le gribouillis est le fil qu’on attrape au début de chaque pensée ; une sorte de brouillon. Au début ça ressemble à rien. C’est le premier jet, qu’on montre fièrement quand on est enfant. Quand on est adulte on préfère montrer une version plus aboutie. Le gribouillis est le moment où tout est permis, où on a encore le choix. On peut prendre n’importe quel chemin. C’est le présent. Tout ce qui vient après est la conséquence du gribouillis, le futur. Le gribouillis, ça reste un point de suspension, le moment où ça bascule. Le gribouillis rassure quand il est accompagné d’une explication. Le gribouillis inquiète quand il est isolé et quand il est noir ; il peut être associé à une certaine confusion de la pensée. On a toujours l’image du gribouillis au-dessus de la tête pour exprimer un esprit embrumé ou en colère ; la tête farcie, le ras le bol, la dépression. Quand il est en couleur, c’est plutôt la joie, la naïveté, l’instant heureux, c’est lié à l’enfance et tous les possibles. La jouissance. Le gribouillis a la forme d’un cerveau. Et paradoxalement, c’est l’anti cerveau, c’est la pensée qui s’échappe quand on ne la contient pas, quand on laisse le cerveau vagabonder. » Estelle Charles

 

presse : « Ce que Gribouillis nous raconte : des artistes, un plasticien, une costumière, un musicien, réunis sur un plateau de théâtre, démêlent, pour nous et avec nous, les fils et les ressorts de la création, nous ouvrant à leur monde et à son infinie richesse poétique tout en nous offrant la possibilité de réinventer le nôtre ». Graziella Végis/ Spirale

REPORT de Moi, le couscous et Albert Camus

« Teatro Naturale ? est une petite odyssée personnelle. C’est une histoire de formation, celle d’un jeune homme parti d’Italie à dix-sept ans, en 1978, à la découverte de la France, accueilli par une famille de réfugiés Républicains espagnols passés par l’Algérie. Ce jeune homme, c’était moi qui découvrait en un été l’amour et cinquante ans de culture et d'histoire de la Méditerranée, mêlant l'Italie des années de plomb, à l'Espagne de la Guerre Civile puis à la dictature de Franco, à l'Algérie coloniale puis en guerre pour son indépendance. La rencontre de l'amour m'a ouvert les chemins de la connaissance, m'a fait manger pour la première fois le couscous et fait découvrir "L'Etranger" d'Albert Camus, un livre qui a changé ma vie. Dans ce spectacle s'entrelacent et se confondent le passé et le présent ; le passé de l'histoire que nous racontons et le présent du spectacle que nous sommes en train de faire. Parce que le théâtre se fait seulement au présent et parle seulement d'aujourd'hui même quand on raconte une histoire d'autrefois. Et puis pendant le spectacle nous faisons le couscous. Ce n'est certes pas un plat italien, mais pour moi le couscous et les pâtes ce sont les mêmes choses : les saveurs du souvenir d'une expérience qui vivent dans le présent. » Stefano Pasquini

 

presse : « Il y a la nostalgie et l’émotion mais aussi le rire et une fraternité qui nait du partage. Elle nous rappelle combien il est important, en ces temps sombres, de s’assoir et de se regarder dans les yeux, d’échanger des souvenirs et des pensées. Le Teatro delle Ariette a ainsi offert à Turin une leçon de transparence, de générosité, de « simple » mais précieuse humanité. » Laura Bevione/ PaneAcquaCulture.net

REPORT de Vardan Hovanissian et Emre Gültekin

Vardan Hovanissian & Emre Gültekin portent le symbole d’une réconciliation entre les peuples à travers les sons mélancoliques mais pleins d’espoir du duduk arménien et du saz, instrument emblématique de Turquie. Leur deuxième album « Karin » est l’ancien nom arménien de la ville d’Erzurum, située aujourd’hui en Turquie. Il fait référence à la ville natale du grand-père de Vardan Hovanissian, qui faisait partie des 200 survivants à la déportation d’environ 40 000 personnes lors du génocide arménien. Animé d’une âme profondément itinérante et guidé par leur amitié sans frontière, le duo tisse des liens entre les langues et les styles au gré de sa musique et de ses instruments. L’album qui en résulte est un éloge à la rencontre de l’autre et se nourrit de partage et de générosité. Ils puisent dans la profusion des répertoires traditionnels, ramenant à la vie quelques trésors enfouis du passé, et les complètent de nouvelles compositions abordant des sujets contemporains comme le sort des réfugiés. Les paroles sont chantées tantôt en arménien, tantôt en turc, kurde ou géorgien. Le son mélancolique du duduk y répond parfaitement, courant avec fluidité au côté des cordes résonnantes des différents luths à long manche. Depuis qu’il a été initié au duduk par son maître Khachik Khachatryan, Vardan Hovanissian est devenu l’un des ambassadeurs talentueux de cet instrument à anche double très ancien, dont la sonorité reflète l’âme arménienne. Il y a plus de dix ans, il a trouvé son âme soeur musicale en Emre Gültekin, qui a appris l’art du saz turc auprès de son père Lütfü Gültekin et de Talip Özkan.

 

presse : « Tradition, poésie, compositions récentes, sobriété, retenue, délicatesse, envolées des instruments et des voix à travers les petites histoires et la grande Histoire, tels sont les ingrédients d’une musique d’une étonnante dignité humaine. » Etienne Bours / 5 Planètes – Des Mondes de Musiques

REPORT de Burning (je ne mourus pas et pourtant nulle vie ne demeura)

Burning, c'est à la fois du cirque documentaire et de la poésie chorégraphique. Une envie de replacer l'individu au centre et d'utiliser un langage proche du collage. Un remarquable travail de corps, de voix et d'esprit qui témoigne de la façon insidieuse avec laquelle s’installe la souffrance au travail.

Pris au piège dans l’espace de la représentation, un personnage évolue, contraint par son environnement. Il tente de rester assis ou debout, d'aligner des cartons, en prise avec un espace où tout bascule, effaçant petit à petit tout horizon possible.

En parallèle, la voix off de Laurence Vielle égrène les mots d’une lente combustion intérieure: essoufflement, rythmes sans répit, fragments de témoignages.

Ici le corps évolue en résonance avec les mots, l'acte acrobatique se fond au langage vidéo. Graphiques... pourcentages... témoignages... corps malmené... dépeignent un monde du travail, du rendement, du capital et de la surconsommation malade, où l'homme y est devenu marchandise, où le sens y est perdu.

REPORT de Nouveaux voisins

« En septembre 2018 on me propose d'effectuer un atelier d'écriture dans le centre d'accueil pour migrants d'Ivry. Écrire une chanson en français avec des adultes et des enfants. Intéressé par l’opportunité d'entrer dans ce lieu, j'accepte la proposition. Des yourtes et des chambres numérotées et réparties par rues, un centre de santé, un petit terrain bitumé pour le sport. Des femmes seules et des familles cohabitent. Une ribambelle d'enfants erre dans cette ancienne usine réaménagée en centre d'accueil. Très vite le mandat pour lequel je suis là me semble restreint et difficilement réalisable... J’abandonne l’idée mais je continue à venir. De manière complètement intuitive et joyeuse, on se met à chanter des chansons, je filme. Je comprends alors que le projet se dessine de lui-même, et qu’ici la légèreté n’est pas interdite par la violence de la situation. Je ne veux pas leur demander de se raconter, pas susciter le débat. Je veux juste qu’ils soient des individus qui participent à la création d’un objet artistique, et qu’ils soient perçus comme tels, juste accueillir ce qu’ils me donnent, comme on accueillerait des voisins. » Manuel Merlot

 

REPORT de Rodolphe Burger & Erik Marchand / Glück Auf

« La première fois que j’ai rencontré Erik, il m’a dit qu’il ne connaissait rien à la musique harmonique ! Et moi je lui ai répondu que je ne connaissais rien à la musique modale. », se souvient Rodolphe Burger. C’est ainsi qu’ils se sont rencontrés et, malgré toutes leurs différences, vite bien entendus. De ce dialogue est né le projet Before Bach, présenté en 2004. À la clef, un album du même nom, où ce triangle aux oreilles pointues, renforcé d’une section rythmique, trouvait un territoire d’expression commun entre la musique modale que laboure depuis des années le chanteur breton – et collecteur de sons – Erik Marchand et l’esprit rock blues à partir duquel le guitariste et chanteur Rodolphe Burger mène ses propres extrapolations. Quinze ans plus tard, ils redescendent à la mine, creuser toujours plus profond, histoire d’en extraire un nouveau répertoire. D’où le nom de cette création, Glück Auf, la devise des mineurs de Sainte-Marie-Aux-Mines qui peut se traduire par Inch Allah. Ils ont à leurs côtés une nouvelle partenaire, la violoniste et chanteuse Pauline Willerval, adepte du violon bulgare gadulka et férue tout autant de musiques traditionnelles. « On se propose des morceaux des uns ou des autres. », reprend Burger. Un blues dédié à John Henry, ce colosse qui incarne le working class hero par excellence, un thème de Titi Robin qu’ils ont customisé, un morceau albanais, des pentatoniques jouées en Épire, une chanson turque, ou encore un chant breton dédié à Manuel Kerjean, maître d’Erik Marchand et paysan de Plouray…

REPORT de Bérénice

« Arrêtons un moment... ». Bérénice commence comme ça. On arrête un moment de vie, on le suspend tellement il est fort. Ce n'est pas juste, d'ailleurs, de dire cela car elle commence par la préface de Jean Racine, par cette voix que j'imagine du vieil homme : « C'est-à-dire que Titus, qui aimait passionnément Bérénice, et qui lui avait promis de l'épouser, la renvoya de Rome, malgré lui, malgré elle, dès les premiers jours de son empire. ». Et nous, assis autour d’une table, nous l'écoutons, prêts à bondir. On peut dire que Racine met la langue dans tous ces états. Mais il y a Rome : « Non, pas de reine étrangère ». Bérénice la juive, Titus le Romain et Antiochus l'Arabe. Qu'est-ce qui empêche d’aimer ? Pas de mélodie chez Racine mais l'existence du contrepoint toujours. Tout avance en même temps : ils jouent, ils sont le regard, et la préface... Le Théâtre écoute. Je n’arrive pas à envisager une distribution classique. Je me pose la question d'un groupe capable de recevoir la confidence de Racine. De la soutenir, de s'y plonger, de s'y laisser prendre. J’ai du mal à imaginer qu’un spectacle puisse être fini une fois les répétitions achevées. Nous avons commencé Bérénice avec cinq comédiens. Puis une autre version s’est imposée en tournée avec quatre resserrant le propos. Nouvelle approche d’une même mélodie. » Isabelle Lafon

 

presse : « Sans costumes d’époque, sans actualisation non plus, sans dire tout le texte pour en toucher le coeur, Isabelle Lafon et ses partenaires signent une version follement vibrante de la pièce de Racine. Une page de l’histoire des représentations de Bérénice s’écrit là devant nous. Reprenons-en le fil à celle de Planchon puis à la Bérénice d’Antoine Vitez. La Bérénice d’Isabelle Lafon semble comme regardée avec bienveillance et amicalité par ces maîtres disparus. Elle ne joue pas des pièces, elle va, le coeur battant, à leur rencontre. » Jean-Pierre Thibaudat – Médiapart