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Bérénice MODIFICATION D’HORAIRE

« Arrêtons un moment... ». Bérénice commence comme ça. On arrête un moment de vie, on le suspend tellement il est fort. Ce n'est pas juste, d'ailleurs, de dire cela car elle commence par la préface de Jean Racine, par cette voix que j'imagine du vieil homme : « C'est-à-dire que Titus, qui aimait passionnément Bérénice, et qui lui avait promis de l'épouser, la renvoya de Rome, malgré lui, malgré elle, dès les premiers jours de son empire. ». Et nous, assis autour d’une table, nous l'écoutons, prêts à bondir. On peut dire que Racine met la langue dans tous ces états. Mais il y a Rome : « Non, pas de reine étrangère ». Bérénice la juive, Titus le Romain et Antiochus l'Arabe. Qu'est-ce qui empêche d’aimer ? Pas de mélodie chez Racine mais l'existence du contrepoint toujours. Tout avance en même temps : ils jouent, ils sont le regard, et la préface... Le Théâtre écoute. Je n’arrive pas à envisager une distribution classique. Je me pose la question d'un groupe capable de recevoir la confidence de Racine. De la soutenir, de s'y plonger, de s'y laisser prendre. J’ai du mal à imaginer qu’un spectacle puisse être fini une fois les répétitions achevées. Nous avons commencé Bérénice avec cinq comédiens. Puis une autre version s’est imposée en tournée avec quatre resserrant le propos. Nouvelle approche d’une même mélodie. » Isabelle Lafon

 

presse : « Sans costumes d’époque, sans actualisation non plus, sans dire tout le texte pour en toucher le coeur, Isabelle Lafon et ses partenaires signent une version follement vibrante de la pièce de Racine. Une page de l’histoire des représentations de Bérénice s’écrit là devant nous. Reprenons-en le fil à celle de Planchon puis à la Bérénice d’Antoine Vitez. La Bérénice d’Isabelle Lafon semble comme regardée avec bienveillance et amicalité par ces maîtres disparus. Elle ne joue pas des pièces, elle va, le coeur battant, à leur rencontre. » Jean-Pierre Thibaudat – Médiapart

REPORT Pandax

« C’est l’histoire de cinq frères qui se connaissent déjà… Mais qui se rencontrent pour la première fois ! Dans une Fiat Panda… Nous sommes des hommes non ? Alors parlons- en, avec humour, risques et dérision. Dans ce nouveau projet, le Cirque la Compagnie a décidé d’écrire et de mettre en scène un récit. Comment mettre en piste une histoire avec des corps sans texte, et du cirque ? Comment faire naître des personnages singuliers et les mettre ensemble ? Comment mettre notre technique au service de la dramaturgie ? ... Dans un esprit tragi-comique, nous voulons raconter l’histoire d’une famille, questionner des thèmes comme la fraternité, l’entraide, la mixité sociale… Mais aussi, comme pourrait le faire Beckett par l’absurde, aborder carrément des questions comme l’amour, la solitude, la mort, ou ceci, ou cela, et puis tout ça... Le spectacle sera co-mis en scène. Cela peut paraître étrange mais c’est simple. Nous sommes avant tout un Cirque, avec une vision de la vie, de la scène et de ce qu'il s'y passe. Nous tenons tous les cinq à garder un regard sur la création de ce spectacle. Nous voulons que chacun d’entre nous puisse donner son plein potentiel, mais aussi influencer les choix artistiques pour permettre au spectacle d'évoluer et de grandir. Pandax n’appartiendra pas à un individu mais à une entité qui nous réunit tous : le Cirque la Compagnie. » Cirque la Compagnie

 

presse : « Découverts en 2017 au Festival mondial du cirque de demain à Paris d’où ils étaient repartis sous une extraordinaire pluie de récompenses, ces artistes franco-suisses épatent par leur créativité, leur humour noir et leur dynamisme. Leur cirque est très concret, avec de la bascule, du mât chinois, de l’échelle libre, du lancer de couteaux… Il est aussi plein de chansons détournées et de drôleries. L’ensemble est furieusement enthousiasmant.» Télérama-Sortir/TTT

I LOVE YOU TWO

**spectacle sous chapiteau**

« I love you two est un ensemble de 3 duos de 20 min. L'énergie portant la compagnie n’est pas née de l’amour romantique seul, mais de l’amour des amis, de la famille, l’amour d’un artiste pour le public, du public pour un artiste, l’amour de l’art, l’amour du cirque comme outil d’épandage massif d’amour ! Les médias présentent souvent l’amour comme une raison pour protéger, pour être jaloux, pour enfermer et provoquent l'engrenage d'une sorte de folie narratrice. L’audimat est captivé si le sujet fait part d’une situation désespérée finalement résolue après de nombreuses vagues émotionnelles. L’acrobatie propose une alternative à cette narration. L’acrobate par sa cascade se met dans la situation à résoudre. Ceci permet de montrer une face tout autre de l’amour. Celle traitant de la confiance et de l’accompagnement à une liberté accrue. I love you two amènera le public à vivre cette vision de l’amour, celle d’un combat contre un système qui nourrit la peur de perdre et le désir de posséder quelque chose ou quelqu’un. » Sade Kamppila et Julien Auger

I LOVE YOU TWO

**spectacle sous chapiteau**

« I love you two est un ensemble de 3 duos de 20 min. L'énergie portant la compagnie n’est pas née de l’amour romantique seul, mais de l’amour des amis, de la famille, l’amour d’un artiste pour le public, du public pour un artiste, l’amour de l’art, l’amour du cirque comme outil d’épandage massif d’amour ! Les médias présentent souvent l’amour comme une raison pour protéger, pour être jaloux, pour enfermer et provoquent l'engrenage d'une sorte de folie narratrice. L’audimat est captivé si le sujet fait part d’une situation désespérée finalement résolue après de nombreuses vagues émotionnelles. L’acrobatie propose une alternative à cette narration. L’acrobate par sa cascade se met dans la situation à résoudre. Ceci permet de montrer une face tout autre de l’amour. Celle traitant de la confiance et de l’accompagnement à une liberté accrue. I love you two amènera le public à vivre cette vision de l’amour, celle d’un combat contre un système qui nourrit la peur de perdre et le désir de posséder quelque chose ou quelqu’un. » Sade Kamppila et Julien Auger

I LOVE YOU TWO

**spectacle sous chapiteau**

« I love you two est un ensemble de 3 duos de 20 min. L'énergie portant la compagnie n’est pas née de l’amour romantique seul, mais de l’amour des amis, de la famille, l’amour d’un artiste pour le public, du public pour un artiste, l’amour de l’art, l’amour du cirque comme outil d’épandage massif d’amour ! Les médias présentent souvent l’amour comme une raison pour protéger, pour être jaloux, pour enfermer et provoquent l'engrenage d'une sorte de folie narratrice. L’audimat est captivé si le sujet fait part d’une situation désespérée finalement résolue après de nombreuses vagues émotionnelles. L’acrobatie propose une alternative à cette narration. L’acrobate par sa cascade se met dans la situation à résoudre. Ceci permet de montrer une face tout autre de l’amour. Celle traitant de la confiance et de l’accompagnement à une liberté accrue. I love you two amènera le public à vivre cette vision de l’amour, celle d’un combat contre un système qui nourrit la peur de perdre et le désir de posséder quelque chose ou quelqu’un. » Sade Kamppila et Julien Auger

BORBORYGMES

**représentations scolaires uniquement**

« Nous vivons à l’intérieur de notre corps mais nous ne connaissons que peu ses potentialités. Nous n’avons pas toujours la possibilité de regarder les autres de près pour noter nos différences. Parce que nous n’osons pas, parce que nous ne le faisons pas, tout simplement. Le point de départ de la création est le corps. Le corps comme outil, le corps comme centre de communication, le corps comme objet, le corps comme espace vivant. Ce corps si identique aux autres et si différent à la fois. Les capacités presque infinies dont il dispose, sa singularité, sa fragilité et sa beauté complexe. Mes pistes de recherche ont été d’explorer la thématique corporelle via les relations que nous entretenons au quotidien avec notre propre corps. Au travers des grimaces, des sensations, des bruits, des gestes, des mimiques, des émotions, j’ai voulu éprouver la dualité du corps fonctionnel et du corps imaginé. Ce spectacle est avant tout une performance circassienne qui refuse le parti pris de la naïveté et de l’infantilisation. Il souhaite faire une parenthèse temporelle pour apprendre de l’autre et de nous-même, pour être curieux, pour oser demander, pour regarder la vie. Ma volonté est de présenter aux enfants un spectacle qui puisse éveiller leur curiosité, leur montrant le pouvoir de leur corps en leur révélant toutes ses capacités.» Coline Garcia

 

LES GROS PATINENT BIEN

« Un imposant acteur shakespearien raconte (dans un anglais que nul ne peut comprendre) l'épopée à travers l’Europe et les siècles d’un homme - son ancêtre peut-être - qui, au bord d’un fjord au fin fond des îles Féroé, en une année sans doute oubliée depuis, au bord d’un fjord, donc, reçut la malédiction d’une sirène qu’il avait pêchée par mégarde sous les auspices d’une aurore boréale joliment grêlée par un convoi tardif de grues en route vers l’Afrique. Voilà pour la genèse de l’histoire. L’homme traverse ensuite terres et mers, enchaîne périple sur périple et finit roi peut-être, ou mendiant, ou écartelé et battu sur une roue dans une contrée sauvage, à moins que ce ne soit d’une mort décevante, de retour au logis familial, un beau soir de printemps rempli de mouches et taons, accueilli par sa vieille mère n’ayant pas eu vraiment le temps de s’interroger sur le sens de la vie. L’acteur, dont la dimension ne peut être contestée, est accompagné par un factotum, acteur de complément, dont la compétence peut certainement être discutée et qui est aussi malingre que l’autre est généreux… » Olivier Martin Salvan, Pierre Guillois

LES GROS PATINENT BIEN

« Un imposant acteur shakespearien raconte (dans un anglais que nul ne peut comprendre) l'épopée à travers l’Europe et les siècles d’un homme - son ancêtre peut-être - qui, au bord d’un fjord au fin fond des îles Féroé, en une année sans doute oubliée depuis, au bord d’un fjord, donc, reçut la malédiction d’une sirène qu’il avait pêchée par mégarde sous les auspices d’une aurore boréale joliment grêlée par un convoi tardif de grues en route vers l’Afrique. Voilà pour la genèse de l’histoire. L’homme traverse ensuite terres et mers, enchaîne périple sur périple et finit roi peut-être, ou mendiant, ou écartelé et battu sur une roue dans une contrée sauvage, à moins que ce ne soit d’une mort décevante, de retour au logis familial, un beau soir de printemps rempli de mouches et taons, accueilli par sa vieille mère n’ayant pas eu vraiment le temps de s’interroger sur le sens de la vie. L’acteur, dont la dimension ne peut être contestée, est accompagné par un factotum, acteur de complément, dont la compétence peut certainement être discutée et qui est aussi malingre que l’autre est généreux… » Olivier Martin Salvan, Pierre Guillois

LES GROS PATINENT BIEN

« Un imposant acteur shakespearien raconte (dans un anglais que nul ne peut comprendre) l'épopée à travers l’Europe et les siècles d’un homme - son ancêtre peut-être - qui, au bord d’un fjord au fin fond des îles Féroé, en une année sans doute oubliée depuis, au bord d’un fjord, donc, reçut la malédiction d’une sirène qu’il avait pêchée par mégarde sous les auspices d’une aurore boréale joliment grêlée par un convoi tardif de grues en route vers l’Afrique. Voilà pour la genèse de l’histoire. L’homme traverse ensuite terres et mers, enchaîne périple sur périple et finit roi peut-être, ou mendiant, ou écartelé et battu sur une roue dans une contrée sauvage, à moins que ce ne soit d’une mort décevante, de retour au logis familial, un beau soir de printemps rempli de mouches et taons, accueilli par sa vieille mère n’ayant pas eu vraiment le temps de s’interroger sur le sens de la vie. L’acteur, dont la dimension ne peut être contestée, est accompagné par un factotum, acteur de complément, dont la compétence peut certainement être discutée et qui est aussi malingre que l’autre est généreux… » Olivier Martin Salvan, Pierre Guillois

CONCERTO KÖLN

PROGRAMME

Antonio Vivaldi : Concerto pour cordes et basse continue
en sol mineur RV 156, Concertos Le printemps (op. 8 n° 1),
L'été (op. 8 n° 2), L'automne (op. 8 n° 3),
L'hiver (op. 8 n° 4), « Al Santo sepolcro » RV 169
Evaristo Felice Dall’Abaco : Concerto en ré mineur op. 2 n°1 tiré de Concerti a quattro da chiesa (c1712)
Charles Avison / Scarlatti : Concerto tiré des 12 Concertos pour clavecin de Domenico Scarlatti en ré majeur n° 6

Concerto Köln existe depuis plus de 30 ans. Cet orchestre au son si caractéristique compte parmi les plus grands ensembles dans le domaine de l‘interprétation historiquement informée. Solidement ancré dans la vie musicale de Cologne tout en étant régulièrement l‘invité des principales capitales musicales du monde entier et des grands festivals, Concerto Köln est, au niveau international, garant d‘une interprétation exceptionnelle de la musique ancienne. En février 2020 l’orchestre s’est produit aux États-Unis et au Canada, où les stations les plus importantes ont été Washington (Library of Congress) et New York (Lincoln Center). Depuis la saison 2018/19, et tout en conservant cette ligne, l‘orchestre a élargi son répertoire au XIXème siècle. Les jalons en ont été posés dès 2017 lors du projet musicologique «relectures de Wagner» (Wagner-Lesarten) sous la direction de Kent Nagano. Mayumi Hirasaki, Shunske Sato ou Evgeny Sviridov, premiers violons permanents, sont responsables de l‘orientation de cet orchestre autogéré. Depuis des années, les musiciens prouvent par leur choix de projets que qualité artistique et programmes appréciés du public ne sont pas incompatibles. Les classiques du répertoire, eux aussi, sont interprétés par Concerto Köln. La discographie de l‘ensemble comprend entretemps plus de 75 enregistrements, récompensés régulièrement par de nombreux prix comme l‘Echo classique, l‘Opus Klassik, le Grammy Award, le Prix de l‘Académie Charles Cros, le Prix Edison Award, le Prix de la critique allemande du Disque, le MIDEM Classical Award, le Choc du Monde de la Musique, le Choc de l’année ou le Diapason d'Or.

ORAISON

** spectacle sous chapiteau **

L’origine du cirque est un rite qui met en scène nos instincts les plus secrets à l’égard de l’autre et de la mort. Le gladiateur qui affronte les fauves triomphe pour nous des peurs ancestrales selon un rite comparable à celui qu’accomplit aujourd’hui l’artiste au moment où il se jette dans le vide. Le cirque est une mise en situation violente du corps et de l’esprit. C’est le combat du circassien, son arme est son savoir-faire : la maîtrise de l’irréversible. Puiser sa force dans ses propres images brisées. Faire une véritable transfiguration de ces images de cirque ancrées dans la conscience collective, transformer quelque chose qui avant avait une forme et qui maintenant en prend une autre : « Une Oraison est une prière, une ultime prise de parole. A travers ce spectacle, je cherche à éveiller une prise de conscience pour rallumer nos lumières intellectuelles et poétiques ainsi que nos sensibilités profondes. En allumer de nouvelles, plus spirituelles, plus viscérales, plus authentiques, vers lesquelles on peut s’élever, et que l’on peut suivre. La quête d’une vérité concrète, qui se trouve dans le concret des corps. Avec l'onde nerveuse que provoque le geste circassien, mon acte artistique a pour ambition d'être vécu physiquement par le spectateur, et questionne quelque chose de mystique ou de surnaturel, ce que le cirque et la mort mettent en présence ensemble. » Marie Molliens

ORAISON

** spectacle sous chapiteau **

L’origine du cirque est un rite qui met en scène nos instincts les plus secrets à l’égard de l’autre et de la mort. Le gladiateur qui affronte les fauves triomphe pour nous des peurs ancestrales selon un rite comparable à celui qu’accomplit aujourd’hui l’artiste au moment où il se jette dans le vide. Le cirque est une mise en situation violente du corps et de l’esprit. C’est le combat du circassien, son arme est son savoir-faire : la maîtrise de l’irréversible. Puiser sa force dans ses propres images brisées. Faire une véritable transfiguration de ces images de cirque ancrées dans la conscience collective, transformer quelque chose qui avant avait une forme et qui maintenant en prend une autre : « Une Oraison est une prière, une ultime prise de parole. A travers ce spectacle, je cherche à éveiller une prise de conscience pour rallumer nos lumières intellectuelles et poétiques ainsi que nos sensibilités profondes. En allumer de nouvelles, plus spirituelles, plus viscérales, plus authentiques, vers lesquelles on peut s’élever, et que l’on peut suivre. La quête d’une vérité concrète, qui se trouve dans le concret des corps. Avec l'onde nerveuse que provoque le geste circassien, mon acte artistique a pour ambition d'être vécu physiquement par le spectateur, et questionne quelque chose de mystique ou de surnaturel, ce que le cirque et la mort mettent en présence ensemble. » Marie Molliens

ORAISON

** spectacle sous chapiteau **

L’origine du cirque est un rite qui met en scène nos instincts les plus secrets à l’égard de l’autre et de la mort. Le gladiateur qui affronte les fauves triomphe pour nous des peurs ancestrales selon un rite comparable à celui qu’accomplit aujourd’hui l’artiste au moment où il se jette dans le vide. Le cirque est une mise en situation violente du corps et de l’esprit. C’est le combat du circassien, son arme est son savoir-faire : la maîtrise de l’irréversible. Puiser sa force dans ses propres images brisées. Faire une véritable transfiguration de ces images de cirque ancrées dans la conscience collective, transformer quelque chose qui avant avait une forme et qui maintenant en prend une autre : « Une Oraison est une prière, une ultime prise de parole. A travers ce spectacle, je cherche à éveiller une prise de conscience pour rallumer nos lumières intellectuelles et poétiques ainsi que nos sensibilités profondes. En allumer de nouvelles, plus spirituelles, plus viscérales, plus authentiques, vers lesquelles on peut s’élever, et que l’on peut suivre. La quête d’une vérité concrète, qui se trouve dans le concret des corps. Avec l'onde nerveuse que provoque le geste circassien, mon acte artistique a pour ambition d'être vécu physiquement par le spectateur, et questionne quelque chose de mystique ou de surnaturel, ce que le cirque et la mort mettent en présence ensemble. » Marie Molliens

ORAISON

** spectacle sous chapiteau **

L’origine du cirque est un rite qui met en scène nos instincts les plus secrets à l’égard de l’autre et de la mort. Le gladiateur qui affronte les fauves triomphe pour nous des peurs ancestrales selon un rite comparable à celui qu’accomplit aujourd’hui l’artiste au moment où il se jette dans le vide. Le cirque est une mise en situation violente du corps et de l’esprit. C’est le combat du circassien, son arme est son savoir-faire : la maîtrise de l’irréversible. Puiser sa force dans ses propres images brisées. Faire une véritable transfiguration de ces images de cirque ancrées dans la conscience collective, transformer quelque chose qui avant avait une forme et qui maintenant en prend une autre : « Une Oraison est une prière, une ultime prise de parole. A travers ce spectacle, je cherche à éveiller une prise de conscience pour rallumer nos lumières intellectuelles et poétiques ainsi que nos sensibilités profondes. En allumer de nouvelles, plus spirituelles, plus viscérales, plus authentiques, vers lesquelles on peut s’élever, et que l’on peut suivre. La quête d’une vérité concrète, qui se trouve dans le concret des corps. Avec l'onde nerveuse que provoque le geste circassien, mon acte artistique a pour ambition d'être vécu physiquement par le spectateur, et questionne quelque chose de mystique ou de surnaturel, ce que le cirque et la mort mettent en présence ensemble. » Marie Molliens

ORAISON

** spectacle sous chapiteau **

L’origine du cirque est un rite qui met en scène nos instincts les plus secrets à l’égard de l’autre et de la mort. Le gladiateur qui affronte les fauves triomphe pour nous des peurs ancestrales selon un rite comparable à celui qu’accomplit aujourd’hui l’artiste au moment où il se jette dans le vide. Le cirque est une mise en situation violente du corps et de l’esprit. C’est le combat du circassien, son arme est son savoir-faire : la maîtrise de l’irréversible. Puiser sa force dans ses propres images brisées. Faire une véritable transfiguration de ces images de cirque ancrées dans la conscience collective, transformer quelque chose qui avant avait une forme et qui maintenant en prend une autre : « Une Oraison est une prière, une ultime prise de parole. A travers ce spectacle, je cherche à éveiller une prise de conscience pour rallumer nos lumières intellectuelles et poétiques ainsi que nos sensibilités profondes. En allumer de nouvelles, plus spirituelles, plus viscérales, plus authentiques, vers lesquelles on peut s’élever, et que l’on peut suivre. La quête d’une vérité concrète, qui se trouve dans le concret des corps. Avec l'onde nerveuse que provoque le geste circassien, mon acte artistique a pour ambition d'être vécu physiquement par le spectateur, et questionne quelque chose de mystique ou de surnaturel, ce que le cirque et la mort mettent en présence ensemble. » Marie Molliens