Archives

ORAISON

** spectacle sous chapiteau **

L’origine du cirque est un rite qui met en scène nos instincts les plus secrets à l’égard de l’autre et de la mort. Le gladiateur qui affronte les fauves triomphe pour nous des peurs ancestrales selon un rite comparable à celui qu’accomplit aujourd’hui l’artiste au moment où il se jette dans le vide. Le cirque est une mise en situation violente du corps et de l’esprit. C’est le combat du circassien, son arme est son savoir-faire : la maîtrise de l’irréversible. Puiser sa force dans ses propres images brisées. Faire une véritable transfiguration de ces images de cirque ancrées dans la conscience collective, transformer quelque chose qui avant avait une forme et qui maintenant en prend une autre : « Une Oraison est une prière, une ultime prise de parole. A travers ce spectacle, je cherche à éveiller une prise de conscience pour rallumer nos lumières intellectuelles et poétiques ainsi que nos sensibilités profondes. En allumer de nouvelles, plus spirituelles, plus viscérales, plus authentiques, vers lesquelles on peut s’élever, et que l’on peut suivre. La quête d’une vérité concrète, qui se trouve dans le concret des corps. Avec l'onde nerveuse que provoque le geste circassien, mon acte artistique a pour ambition d'être vécu physiquement par le spectateur, et questionne quelque chose de mystique ou de surnaturel, ce que le cirque et la mort mettent en présence ensemble. » Marie Molliens

ORAISON

** spectacle sous chapiteau **

L’origine du cirque est un rite qui met en scène nos instincts les plus secrets à l’égard de l’autre et de la mort. Le gladiateur qui affronte les fauves triomphe pour nous des peurs ancestrales selon un rite comparable à celui qu’accomplit aujourd’hui l’artiste au moment où il se jette dans le vide. Le cirque est une mise en situation violente du corps et de l’esprit. C’est le combat du circassien, son arme est son savoir-faire : la maîtrise de l’irréversible. Puiser sa force dans ses propres images brisées. Faire une véritable transfiguration de ces images de cirque ancrées dans la conscience collective, transformer quelque chose qui avant avait une forme et qui maintenant en prend une autre : « Une Oraison est une prière, une ultime prise de parole. A travers ce spectacle, je cherche à éveiller une prise de conscience pour rallumer nos lumières intellectuelles et poétiques ainsi que nos sensibilités profondes. En allumer de nouvelles, plus spirituelles, plus viscérales, plus authentiques, vers lesquelles on peut s’élever, et que l’on peut suivre. La quête d’une vérité concrète, qui se trouve dans le concret des corps. Avec l'onde nerveuse que provoque le geste circassien, mon acte artistique a pour ambition d'être vécu physiquement par le spectateur, et questionne quelque chose de mystique ou de surnaturel, ce que le cirque et la mort mettent en présence ensemble. » Marie Molliens

ORAISON

** spectacle sous chapiteau **

L’origine du cirque est un rite qui met en scène nos instincts les plus secrets à l’égard de l’autre et de la mort. Le gladiateur qui affronte les fauves triomphe pour nous des peurs ancestrales selon un rite comparable à celui qu’accomplit aujourd’hui l’artiste au moment où il se jette dans le vide. Le cirque est une mise en situation violente du corps et de l’esprit. C’est le combat du circassien, son arme est son savoir-faire : la maîtrise de l’irréversible. Puiser sa force dans ses propres images brisées. Faire une véritable transfiguration de ces images de cirque ancrées dans la conscience collective, transformer quelque chose qui avant avait une forme et qui maintenant en prend une autre : « Une Oraison est une prière, une ultime prise de parole. A travers ce spectacle, je cherche à éveiller une prise de conscience pour rallumer nos lumières intellectuelles et poétiques ainsi que nos sensibilités profondes. En allumer de nouvelles, plus spirituelles, plus viscérales, plus authentiques, vers lesquelles on peut s’élever, et que l’on peut suivre. La quête d’une vérité concrète, qui se trouve dans le concret des corps. Avec l'onde nerveuse que provoque le geste circassien, mon acte artistique a pour ambition d'être vécu physiquement par le spectateur, et questionne quelque chose de mystique ou de surnaturel, ce que le cirque et la mort mettent en présence ensemble. » Marie Molliens

Trio KDM

PROGRAMME

Tomas Gubitsch : Tres nada tristes tigres
Gabriel Sivak : Avenida Maipu
Maria Misael Gauchat : Opsis
Alejandro Schwarz : Viento de Milonga
Astor Piazzolla : Le grand tango
Martin Matalon : Charlot s’évade

Adélaïde Ferrière débute la musique (piano et percussions) à Dijon avant d’intégrer à l’âge de 15 ans la classe du CNSM de Paris et d’étudier au Royal College of Music de Londres. Lauréate d’une quinzaine de prix internationaux en France et à l’étranger (Autriche, Pays Bas, États-Unis), Adélaïde a été Victoire de la Musique en 2017 (elle est la première percussionniste à obtenir cette distinction). Elle s’est produite à la Philharmonie de Paris, à l’Opéra de Paris, au Mozarteum de Salzbourg…, en Allemagne, Brésil, Chine, États-Unis, Irlande, Italie, Pays-Bas, Suisse... Elle est Artiste Yamaha et Kolberg Mallet Artist.

Aurélien Gignoux est happé dès son plus jeune âge par les percussions et leurs multiples facettes. Il explore également le piano et la batterie, et tisse un lien puissant entre le répertoire classique et le monde de l’improvisation. La poursuite de ses études au CNSM de Paris l'amène à fonder l’Ensemble Dérive et à travailler auprès de nombreux compositeurs tels que Jean-Pierre Drouet, Philippe Hurel, Martin Matalon… En 2019, il intègre le Trio K/D/M. Primé au prestigieux concours de l’ARD de Munich, il a également reçu une Victoire de la Musique en 2021.

Anthony Millet est l’un des tout premiers élèves de Max Bonnay au CNSM de Paris. Membre fondateur du Trio K/D/M avec Gilles Durot et Bachar Khalifé, du Quatuor Aeolina, et du Duo Migrateur avec Jean-Pierre Baraglioli, Il s’est produit en tant que soliste à l’Opéra de Paris, la Comédie Française, l'IRCAM…, avec l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre de Paris, TM+, Aleph, Accroche note, l’Itinéraire, Ars Nova, Nomos, Sillages...Il a créé des pièces de Beytelmann, Bousch, Campo, Cavanna, D’Adamo, Dupin, Drouet, Escaich, Filidei, Fiszbein, Giner, Gubitsch, Ianotta, Naon, Narboni, Matalon, Pontier, Soh, Stroppa, Verunelli ….Il enseigne aux conservatoires de Montreuil et Vitry-sur-Seine et au CNSM de Paris.

Trio KDM

PROGRAMME

Tomas Gubitsch : Tres nada tristes tigres
Gabriel Sivak : Avenida Maipu
Maria Misael Gauchat : Opsis
Alejandro Schwarz : Viento de Milonga
Astor Piazzolla : Le grand tango
Martin Matalon : Charlot s’évade

Adélaïde Ferrière débute la musique (piano et percussions) à Dijon avant d’intégrer à l’âge de 15 ans la classe du CNSM de Paris et d’étudier au Royal College of Music de Londres. Lauréate d’une quinzaine de prix internationaux en France et à l’étranger (Autriche, Pays Bas, États-Unis), Adélaïde a été Victoire de la Musique en 2017 (elle est la première percussionniste à obtenir cette distinction). Elle s’est produite à la Philharmonie de Paris, à l’Opéra de Paris, au Mozarteum de Salzbourg…, en Allemagne, Brésil, Chine, États-Unis, Irlande, Italie, Pays-Bas, Suisse... Elle est Artiste Yamaha et Kolberg Mallet Artist.

Aurélien Gignoux est happé dès son plus jeune âge par les percussions et leurs multiples facettes. Il explore également le piano et la batterie, et tisse un lien puissant entre le répertoire classique et le monde de l’improvisation. La poursuite de ses études au CNSM de Paris l'amène à fonder l’Ensemble Dérive et à travailler auprès de nombreux compositeurs tels que Jean-Pierre Drouet, Philippe Hurel, Martin Matalon… En 2019, il intègre le Trio K/D/M. Primé au prestigieux concours de l’ARD de Munich, il a également reçu une Victoire de la Musique en 2021.

Anthony Millet est l’un des tout premiers élèves de Max Bonnay au CNSM de Paris. Membre fondateur du Trio K/D/M avec Gilles Durot et Bachar Khalifé, du Quatuor Aeolina, et du Duo Migrateur avec Jean-Pierre Baraglioli, Il s’est produit en tant que soliste à l’Opéra de Paris, la Comédie Française, l'IRCAM…, avec l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre de Paris, TM+, Aleph, Accroche note, l’Itinéraire, Ars Nova, Nomos, Sillages...Il a créé des pièces de Beytelmann, Bousch, Campo, Cavanna, D’Adamo, Dupin, Drouet, Escaich, Filidei, Fiszbein, Giner, Gubitsch, Ianotta, Naon, Narboni, Matalon, Pontier, Soh, Stroppa, Verunelli ….Il enseigne aux conservatoires de Montreuil et Vitry-sur-Seine et au CNSM de Paris.

Trio KDM

PROGRAMME

Tomas Gubitsch : Tres nada tristes tigres
Gabriel Sivak : Avenida Maipu
Maria Misael Gauchat : Opsis
Alejandro Schwarz : Viento de Milonga
Astor Piazzolla : Le grand tango
Martin Matalon : Charlot s’évade

Adélaïde Ferrière débute la musique (piano et percussions) à Dijon avant d’intégrer à l’âge de 15 ans la classe du CNSM de Paris et d’étudier au Royal College of Music de Londres. Lauréate d’une quinzaine de prix internationaux en France et à l’étranger (Autriche, Pays Bas, États-Unis), Adélaïde a été Victoire de la Musique en 2017 (elle est la première percussionniste à obtenir cette distinction). Elle s’est produite à la Philharmonie de Paris, à l’Opéra de Paris, au Mozarteum de Salzbourg…, en Allemagne, Brésil, Chine, États-Unis, Irlande, Italie, Pays-Bas, Suisse... Elle est Artiste Yamaha et Kolberg Mallet Artist.

Aurélien Gignoux est happé dès son plus jeune âge par les percussions et leurs multiples facettes. Il explore également le piano et la batterie, et tisse un lien puissant entre le répertoire classique et le monde de l’improvisation. La poursuite de ses études au CNSM de Paris l'amène à fonder l’Ensemble Dérive et à travailler auprès de nombreux compositeurs tels que Jean-Pierre Drouet, Philippe Hurel, Martin Matalon… En 2019, il intègre le Trio K/D/M. Primé au prestigieux concours de l’ARD de Munich, il a également reçu une Victoire de la Musique en 2021.

Anthony Millet est l’un des tout premiers élèves de Max Bonnay au CNSM de Paris. Membre fondateur du Trio K/D/M avec Gilles Durot et Bachar Khalifé, du Quatuor Aeolina, et du Duo Migrateur avec Jean-Pierre Baraglioli, Il s’est produit en tant que soliste à l’Opéra de Paris, la Comédie Française, l'IRCAM…, avec l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre de Paris, TM+, Aleph, Accroche note, l’Itinéraire, Ars Nova, Nomos, Sillages...Il a créé des pièces de Beytelmann, Bousch, Campo, Cavanna, D’Adamo, Dupin, Drouet, Escaich, Filidei, Fiszbein, Giner, Gubitsch, Ianotta, Naon, Narboni, Matalon, Pontier, Soh, Stroppa, Verunelli ….Il enseigne aux conservatoires de Montreuil et Vitry-sur-Seine et au CNSM de Paris.

Trio KDM

PROGRAMME

Tomas Gubitsch : Tres nada tristes tigres
Gabriel Sivak : Avenida Maipu
Maria Misael Gauchat : Opsis
Alejandro Schwarz : Viento de Milonga
Astor Piazzolla : Le grand tango
Martin Matalon : Charlot s’évade

Adélaïde Ferrière débute la musique (piano et percussions) à Dijon avant d’intégrer à l’âge de 15 ans la classe du CNSM de Paris et d’étudier au Royal College of Music de Londres. Lauréate d’une quinzaine de prix internationaux en France et à l’étranger (Autriche, Pays Bas, États-Unis), Adélaïde a été Victoire de la Musique en 2017 (elle est la première percussionniste à obtenir cette distinction). Elle s’est produite à la Philharmonie de Paris, à l’Opéra de Paris, au Mozarteum de Salzbourg…, en Allemagne, Brésil, Chine, États-Unis, Irlande, Italie, Pays-Bas, Suisse... Elle est Artiste Yamaha et Kolberg Mallet Artist.

Aurélien Gignoux est happé dès son plus jeune âge par les percussions et leurs multiples facettes. Il explore également le piano et la batterie, et tisse un lien puissant entre le répertoire classique et le monde de l’improvisation. La poursuite de ses études au CNSM de Paris l'amène à fonder l’Ensemble Dérive et à travailler auprès de nombreux compositeurs tels que Jean-Pierre Drouet, Philippe Hurel, Martin Matalon… En 2019, il intègre le Trio K/D/M. Primé au prestigieux concours de l’ARD de Munich, il a également reçu une Victoire de la Musique en 2021.

Anthony Millet est l’un des tout premiers élèves de Max Bonnay au CNSM de Paris. Membre fondateur du Trio K/D/M avec Gilles Durot et Bachar Khalifé, du Quatuor Aeolina, et du Duo Migrateur avec Jean-Pierre Baraglioli, Il s’est produit en tant que soliste à l’Opéra de Paris, la Comédie Française, l'IRCAM…, avec l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre de Paris, TM+, Aleph, Accroche note, l’Itinéraire, Ars Nova, Nomos, Sillages...Il a créé des pièces de Beytelmann, Bousch, Campo, Cavanna, D’Adamo, Dupin, Drouet, Escaich, Filidei, Fiszbein, Giner, Gubitsch, Ianotta, Naon, Narboni, Matalon, Pontier, Soh, Stroppa, Verunelli ….Il enseigne aux conservatoires de Montreuil et Vitry-sur-Seine et au CNSM de Paris.

Trio KDM

PROGRAMME

Tomas Gubitsch : Tres nada tristes tigres
Gabriel Sivak : Avenida Maipu
Maria Misael Gauchat : Opsis
Alejandro Schwarz : Viento de Milonga
Astor Piazzolla : Le grand tango
Martin Matalon : Charlot s’évade

Adélaïde Ferrière débute la musique (piano et percussions) à Dijon avant d’intégrer à l’âge de 15 ans la classe du CNSM de Paris et d’étudier au Royal College of Music de Londres. Lauréate d’une quinzaine de prix internationaux en France et à l’étranger (Autriche, Pays Bas, États-Unis), Adélaïde a été Victoire de la Musique en 2017 (elle est la première percussionniste à obtenir cette distinction). Elle s’est produite à la Philharmonie de Paris, à l’Opéra de Paris, au Mozarteum de Salzbourg…, en Allemagne, Brésil, Chine, États-Unis, Irlande, Italie, Pays-Bas, Suisse... Elle est Artiste Yamaha et Kolberg Mallet Artist.

Aurélien Gignoux est happé dès son plus jeune âge par les percussions et leurs multiples facettes. Il explore également le piano et la batterie, et tisse un lien puissant entre le répertoire classique et le monde de l’improvisation. La poursuite de ses études au CNSM de Paris l'amène à fonder l’Ensemble Dérive et à travailler auprès de nombreux compositeurs tels que Jean-Pierre Drouet, Philippe Hurel, Martin Matalon… En 2019, il intègre le Trio K/D/M. Primé au prestigieux concours de l’ARD de Munich, il a également reçu une Victoire de la Musique en 2021.

Anthony Millet est l’un des tout premiers élèves de Max Bonnay au CNSM de Paris. Membre fondateur du Trio K/D/M avec Gilles Durot et Bachar Khalifé, du Quatuor Aeolina, et du Duo Migrateur avec Jean-Pierre Baraglioli, Il s’est produit en tant que soliste à l’Opéra de Paris, la Comédie Française, l'IRCAM…, avec l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre de Paris, TM+, Aleph, Accroche note, l’Itinéraire, Ars Nova, Nomos, Sillages...Il a créé des pièces de Beytelmann, Bousch, Campo, Cavanna, D’Adamo, Dupin, Drouet, Escaich, Filidei, Fiszbein, Giner, Gubitsch, Ianotta, Naon, Narboni, Matalon, Pontier, Soh, Stroppa, Verunelli ….Il enseigne aux conservatoires de Montreuil et Vitry-sur-Seine et au CNSM de Paris.

A LA VIE

« En mars 2019, je proposais à l’ensemble de l’équipe de notre précédent spectacle un thème de recherche et d’enquête pour une nouvelle création : la mort. Mon hypothèse de départ était : Est-ce que le rapport qu’une société entretient avec la mort dit quelque
chose d’elle-même? De son évolution? D’avril à décembre 2019,
je passais plusieurs mois dans des services de réanimation, je rencontrais des médecins en soins palliatifs, des psychologues.
Cette plongée dans la question de la mort se révéla abyssale : nos certitudes se fi ssuraient, chaque situation levant de nouveaux voiles, révélant de nouveaux points de vue. Regarder les humains face à la mort nous invitait à quitter toute bien-pensance et nous
faisait plonger dans le monde de la controverse, de la pensée complexe, dans l’altérité radicale. Nous avons entre 30 et 40 ans et nous avons considéré pendant longtemps que la mort était une chose bien triste qui n’arrivait qu’aux autres. Puis, la vie passant, il a bien fallu que la mort fasse irruption dans nos vies, défl agration inévitable dans l’immortalité qui était la nôtre.
Les insolents que nous fûmes apprirent le goût précieux de la vie : « Tout cela ne durera que peu, goutons-le avec délectation,
rions à gorge déployée et que le théâtre nous vienne en aide ! »
Ce spectacle est le récit d’une enquête intime et collective sur la
vie. Ce spectacle est un hommage à ce qui fait de nous des êtres
désirants et fraternels. Ce spectacle est dédié à ceux qui sont partis, aux absents qui nous accompagnent. Ce spectacle est une
déclaration d’amour À la vie ! » Élise Chatauret

LES GRANDES ESPÉRANCES

**représentations scolaires uniquement**

d'après Charles Dickens

« Dickens décrit avec justesse la tendance qu'ont les individus à classer autrui sur une échelle de valeurs de richesse et de possession. Ici, c'est un enfant qui se trouve confronté à un rejet et qui comprend instantanément qu'il ne détient pas les codes qu’il faut pour réussir. La construction d'un sentiment de honte de soi et des siens est en marche et se cristallise tout au long de son adolescence. Dickens nous parle de notre société contemporaine qui n'a pas changé. Ce mécanisme de hiérarchisation est toujours à l'oeuvre. Derrière la différence sociale, il y a la souffrance d’un sentiment d'infériorité. L'auteur nous parle de cette souffrance, d'une perte de confiance provoquée par ce que d'autres exhibent et que l'on ne possède pas. Ainsi les différences sociales s'inscrivent en nous, durablement, dans nos corps et nos actes. Mais Dickens apporte une vision optimiste à la fin de ce voyage initiatique puisque le personnage principal comprend qu'il a succombé à des mirages, des signes, qui n'ont que la valeur qu'on veut bien leur accorder. Soulever ces questions devant un public jeune nous semble pertinent. Pip, le personnage principal a honte ; il est montré du doigt, pauvre, mal habillé, sans instruction. À sa souffrance, s'ajoute la culpabilité d’avoir dû rejeter sa propre famille, et plus tard de devenir à son tour égoïste et vaniteux. Dickens propose comme résolution à ce problème un changement de regard qui rend les puissants parfois peu fréquentables et les plus faibles parfois dignes d'être admirés. » Cie Mamaille

 

 

TRIO PASCAL

PROGRAMME

Joseph Haydn : Trio en mi bémol mineur « Le Rêve de Jacob »
Arvo Pärt : Spiegel im Spiegel
Johannes Brahms : Trio n°1 en si majeur op. 8
-entracte 15 min-
Franz Schubert : Trio n°2 en mi bémol ; majeur op. 100

Chez les Pascal, la musique se pratique en famille. On ne présente plus le père, Denis Pascal, pianiste d'exception tant en soliste qu’en partenaire apprécié de musique de chambre, qui a mis en route un cycle d'enregistrements de Schubert pour le label La Música dont le troisième volume paraîtra sous peu, et professeur parmi les plus estimés du Conservatoire National Supérieur de Paris. Les mélomanes connaissent aussi déjà bien son fils Aurélien Pascal, l'une des étoiles les plus brillantes de la nouvelle génération du violoncelle français, qui a triomphé au Concours International Feuermann en 2014 à la Philharmonie de Berlin en remportant le Grand Prix, le Prix Spécial du Public et le Prix de la meilleure interprétation du concerto d’Ernst Toch – entre autres ! – et qui se produit aujourd’hui dans le monde entier en soliste avec les orchestres les plus prestigieux. Il a livré en 2019 un CD « All’Ungarese » (La Música) unanimement salué par la critique, récompensé d’un CHOC de Classica et d’un Diapason Découverte. Mais la famille compte aussi un violoniste, Alexandre Pascal, d’un an l’aîné d’Aurélien, Révélation Classique ADAMI et Lauréat de la Fondation Banque Populaire, qui a pour sa part travaillé auprès d’Olivier Charlier au CNSM avant de se perfectionner avec Augustin Dumay à la prestigieuse Chapelle Reine Elisabeth, et qui se produit désormais dans les salles et festivals les plus réputés.

 

En 2021 paraît chez le label La Música le premier enregistrement du Trio Pascal, consacré aux Trios n°1 op.99 et n°2 op.100 de Schubert. Cet enregistrement, salué par la critique, démontre à merveille comment les liens familiaux unissant ces trois instrumentistes d’exception suscite une complicité et une osmose musicale à nulle autre pareille.

LES LETTRES D’AMOUR DE LA RELIGIEUSE PORTUGAISE

« Nous sommes à la deuxième moitié du XVIIe siècle, au Portugal. Depuis la cellule du couvent où elle est enfermée, une jeune femme écrit cinq lettres d’amour. Elles sont adressées à un chevalier français qui fut un temps en garnison près de son cloître. Il s’est introduit dans sa chambre, ils se sont aimés, il est rentré en France, il ne répond plus. Au fil des cinq lettres nous suivons le mouvement intérieur de sa passion, dans un agencement qui emprunte opportunément la structure de la tragédie classique. Allant du désir souverain à la rupture sans retour, passant par la jouissance du malheur, le texte sonde les profondeurs de la complexité humaine, pour rendre compte de l’irrésistible ambivalence du sentiment amoureux. Le dispositif scénographique est constitué d’une paroi de glace, un assemblage de tuiles d’eau gelées, rangées en colonnes. Elles fondent et leur eau est recueillie dans un bassin, lui aussi variable en proportion. L’eau réfléchit la lumière sur le personnage, posté au centre du bassin. Sur les bords sont positionnées de petites résistances transformant l’eau en vapeur, en écrans. Le reste du dispositif est un ensemble de haut-parleurs, de lumières et petits projecteurs entourant l’espace. Des images vidéos colorées impriment le corps des tuiles de glaces en vitraux. » Gaël Leveugle

LES LETTRES D’AMOUR DE LA RELIGIEUSE PORTUGAISE

« Nous sommes à la deuxième moitié du XVIIe siècle, au Portugal. Depuis la cellule du couvent où elle est enfermée, une jeune femme écrit cinq lettres d’amour. Elles sont adressées à un chevalier français qui fut un temps en garnison près de son cloître. Il s’est introduit dans sa chambre, ils se sont aimés, il est rentré en France, il ne répond plus. Au fil des cinq lettres nous suivons le mouvement intérieur de sa passion, dans un agencement qui emprunte opportunément la structure de la tragédie classique. Allant du désir souverain à la rupture sans retour, passant par la jouissance du malheur, le texte sonde les profondeurs de la complexité humaine, pour rendre compte de l’irrésistible ambivalence du sentiment amoureux. Le dispositif scénographique est constitué d’une paroi de glace, un assemblage de tuiles d’eau gelées, rangées en colonnes. Elles fondent et leur eau est recueillie dans un bassin, lui aussi variable en proportion. L’eau réfléchit la lumière sur le personnage, posté au centre du bassin. Sur les bords sont positionnées de petites résistances transformant l’eau en vapeur, en écrans. Le reste du dispositif est un ensemble de haut-parleurs, de lumières et petits projecteurs entourant l’espace. Des images vidéos colorées impriment le corps des tuiles de glaces en vitraux. » Gaël Leveugle

MARINA SATTI & FONÉS

Marina Satti est née à Athènes et a grandi à Héraklion en Crète. Son père est d'origine soudanaise et sa mère est grecque. Dès son plus jeune âge, elle a été en contact avec une diversité de cultures et s'est intéressée au design et à la musique. Après avoir terminé ses études, elle a fréquenté l’école d’architecture de l’Université d’Athènes. Parallèlement, elle a commencé ses études de théâtre à l’école de théâtre Veaki et à la Central Stage School. En 2008, elle a obtenu son certificat en piano classique ainsi que son diplôme en chant classique, obtenant une excellente note et remportant le premier prix, appuyée par son coach vocal, Panos Dimas. En 2009, elle a participé à l’European Jazz Orchestra (EBU) représentant la Grèce, où elle a effectué une tournée dans toute l’Europe. En 2011, elle est diplômée du Berklee College of Music (Boston) après y avoir étudié l'écriture et la production contemporaines. Elle a collaboré avec divers artistes de renom, notamment Bobby McFerrin, Paco de Lucia, Wayne Shorter, Danilo Perez, Nikos Mamangakis, Nikos Kypourgos. En tant qu’actrice, elle a collaboré avec des institutions publiques, notamment le Théâtre national de Grèce, l’Opéra national de Grèce et le Festival Athènes et Epidaure, et est apparue dans des pièces de théâtre comme Once, Erotokritos, West Side Story, Un Violon sur Le Toit. En 2016, elle a créé « Fonés », constitué d’un groupe de femmes polyphoniques grecques qui l'accompagne sur scène. L'année suivante, elle a formé «Chóres», une chorale composée de cinquante femmes de tous âges.

TARTUFFE

D'après Molière

Le travail initial sur Dom Juan s’est fait lors d’un laboratoire au Conservatoire National avec Jean-Pierre Vincent, il y a quelques années déjà. Mon idée était de rassembler les spectateurs et les acteurs autour d’une grande table. Mais la table, cela s’est avéré compliqué, trop limité, alors j’ai dû opter pour un cercle. Dans les répétitions, les acteurs étaient attirés par le centre du cercle. Moi je voulais qu’ils restent assis sur le cercle avec les spectateurs, qu’ils luttent pour obtenir l’attention de tous. Plus tard, quand j’ai décidé d’en faire un spectacle, il a fallu s’adapter et le cercle de parole est devenu un dispositif quadri-frontal. Mais le geste est resté exactement le même. En ce qui concerne Tartuffe, ça s’est passé lors d’une date de tournée de Dom Juan. Julien Kosellec – un des comédiens de l’équipe – m’a soufflé l’idée de monter Tartuffe avec le même groupe. Une sorte de diptyque. Je me souviens avoir immédiatement décidé de le faire – et avec le même dispositif – sans même avoir pris le temps de relire la pièce… Ce n’était ni très prudent ni très sérieux comme approche mais la perspective de monter un spectacle dans un dispositif pensé pour un autre m’excitait pas mal. Et au final on peut dire qu’on a eu de la chance car le quadri-frontal trouve un écho pertinent dans Tartuffe. Un peu comme si les spectateurs se trouvaient chez Orgon. De témoins dans Dom Juan, ils deviennent complices dans Tartuffe.» interview de Jean de Pange par Walter Géhin